Désolée / Va te faire foutre.




Sais enfin ce que ça fait.


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# Posté le lundi 30 novembre 2009 04:28

Hum...moi ? Ma vie commence là où la Vierge se tient. C'en est triste.




FATIGUE. Encore et toujours. Pleure pas, ça pique les yeux. Ca ira mieux. Méthode couet.



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# Posté le samedi 28 novembre 2009 11:26

"I'm so lucky lucky". FEINTE.




Mais tellement marre, saturation, tout va exploser, 2012 avant l'heure ( ces idiots). Va écrire un livre - menteuse - sur ça. Sur cette oppression, sur cette sensation d'étouffement, d'emprisonnement. Voudrais lui parler, mais non. Ne peut pas. N'est jamais là. C'est toi l'absent salaud. Un beau salaud, mais un salaud. Un VS. "Maso". Ta gueule. Si je le pense assez fort, si je fais assez de danses incantatoires tout ira bien. Je ne douterai plus. Je ne faillerai plus. POWA. Je vais bien - pleure pas, faut que ça ait l'air réaliste. SMILE. Ta vie s'enfuit. CRY. Ta vie est là.

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 16:29

Modifié le samedi 28 novembre 2009 11:22

"Laisse moi du temps."





Arrive un moment ou ça lâche. Ca craque. Le fil ne tient plus. Un maniaque sadique a pris un malin plaisir à user le fil avec un couteau pendant près de deux mois et arrive le moment où arrive ce qui devait arriver. La tension s'accumule, le stress, la fatigue, les angoisses pseudos-existentielles, les doutes. Plus rien ne va, tout s'est retourné. On est passé du monde des bisounours au monde des grands. MERDE. On aurait besoin de parler, de tout dire, de tout confier, de le crier. Mais non, ce serait trop simple. Pas assez compliqué et torturé. Au début on n'y croit pas. Tout ce qu'on nous dit dès qu'on a prononcé les mots sans issue: "je vais en prépa". On se dit simplement qu'ils exagèrent. Que ça ne peut pas être si terrible que ça. Que c'est pour nous effrayer. Comme les rites d'initiation. On se rend vite compte qu'ils étaient en dessous de la réalité. Ce n'est pas qu'une question de travail. On est dans une perspective de réussite. De réussite forcée. Elite de la nation. Quelle purge. Ce qui est oppressant, ce n'est pas tant le travail. C'est la révélation. S'apercevoir que nous ne sommes rien, que nous ne savons rien, que nous ne sommes capable de rien. Ni mauvais, ni bons. Juste rien. Qu'il y a tellement de choses à savoir, et si peu de temps pour les apprendre. Qu'on en vient à rêver de journées de 30h, juste pour avoir plus de temps. Parce que plus on travaille, plus on est fatigué, plus on dort, moins on a de temps. Il reste une semaine avant les vacances, et on voit cette semaine comme la plus longue de notre vie, la plus éprouvante. Un obstacle de plus, dont la perspective même nous donne la nausée, la migraine, des vertiges. C'est la dépression. L'overdose. On pleure en riant, rire donne envie de pleurer. PLEURIRE. On voudrait sortir, s'amuser, voir du monde. Mais même manger nous donne des sueurs froides de culpabilité. On se nourrit de café, de vitamines, et de barres céréales. Que faut-il sacrifier, le déjeuner de midi, ou la dissert de français ? On sacrifie le déjeuner. Et le plus triste ? Ca ne les valait même pas. La dissert de français se retrouve donc coincée dans la gorge comme un plat mal digéré. Le plat qu'on n'a pas mangé. Tous les autres disent pareil. "Quelle idée de faire la prépa, quelle folie, tu vas gâcher deux ans de ta vie à travailler." Ils ont touché juste. La consolation ? Un éventuel meilleur avenir. Qui vivra verra.


En a marre de passer après, en a marre de se sentir comme ça.

# Posté le samedi 17 octobre 2009 09:16

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 16:01

L'hyocrisie est un hommage du vice rendu à la vertu.




"J'aurais voulu écrire un livre sur rien". Ce parieur. Un folichon avéré ce Flaubert. Atque, ego narro. Le dialecte latin est l'éminence de la cognition. Bon, je cesse. Parler dans un langage qui n'est pas le mien est comme sauter à parachute sans croire en Dieu. On nous a conseillé d'écrire. De beaucoup écrire. C'est con, parce que je n'ai pas eu philo, et le cours de philo est de loin le plus interessant de la semaine. "Parce que Descartes, lui, il rêvait en latin, bande de chiens." Prochaine étape: le rêve en latin. Mais non, mauvaise idée, je serais tentée de rêver à de mauvaises choses. Par exemple: et si on étranglait ces demeurées qui ne comprennent toujours pas ce qu'est un putain de COD en latin. ET en français. Et si on tuait par derrière ces idiotes qui te chantent de la variété pour minettes dégénérées quand tu ne rêves que de te coucher. Et si on allait vomir ce trop plein d'anxiété, cet excès de café trop sucré, cette accumulation de vitamines C, ce surplus de fatigue. Si seulement on pouvait vomir la fatigue. Mon petit monde, mon petit cosmos si bien organisé en théorie, par nature, est tout d'un coup devenu chaos. Le monde où je savais écrire, penser, théoriser, argumenter a muté. Maintenant je ne sais pas écrire, je pense en surface, je théorise comme une STG, et j'argumente comme une vendeuse de fromage reconstitué. In the fucking TWINKLING of an eye.

Je pense à un tas de choses. Un nombre effrayant de choses. Bizarrement, je m'en fais moins pour les études. Je devrais être angoissée. C'est l'inverse, je travaille juste sans me poser de questions. Ca va plus vite comme ça.

Mais philosophons. Je décide de philosopher. La clef de tout, c'est l'entrainement. "Qui sait sa langue sait assez de philosophie."

Sujet 1: qu'est-ce que l'amour ?

"Lorsqu'on aime, on n'aime plus personne." Marcel PROUST, Un amour de Swan. On dit souvent de quelque chose ou de quelqu'un qu'on apprécie qu'on l'aime. Ainsi j'aime - je choisis de renier les règles de dissertation classique puisque c'est ma dissertation - les macarons. Mais je les aime parce qu'ils sont sucrés, et plaisent ainsi à mes papilles, parce qu'ils sont colorés et plaisent alors à mes yeux. Les aimerais-je autant s'ils étaient, je ne sais pas, gris ? A moins que je n'aime dans les macarons que leur essence même. Mais peut-on aimer l'essence même du macaron ? Bref, tout cela nous amène à nous demander la raison. La raison de quoi ? La raison pour laquelle nous pensons aimer ceci ou cela. D'après je ne sais plus quel philosophe, il était systématiquement attiré par le même genre de fille, parce que dans son enfance il était amoureux d'une fille de ce genre. Le genre qui louche. Mais l'amour n'est pas une simple attirance ? Ce pourrait être un sentiment entièrement pur, sans trace d'aucune corruption de la chair ? Un jour, une blondasse que j'aime - j'expliquerais plus tard pourquoi je l'aime - a dit: sans sexe, pas de relation. C'est brut, froid, net, tranché, sans issue de secours. Conduit alors à une énième question: de l'amour, découle une relation. Une relation peut-elle être sans contact physique ? L'amour platonique est-il une utopie ou une réalité abordable ? Envisageable ? Ce qui continue tout de même à me titiller, c'est : comment sait-on que l'on aime ? Qu'est-ce qui prouve que l'on aime ? L'amour peut-il se prouver ? Toutes ces interrogations convergent vers une seule: qu'est-ce que cet amour, dont parlent sans discontinuer tous les genres littéraires, dont il est question dans tous les volumes des L&M ? Qu'est-ce que cette chose mystérieuse que bon nombres d'écrivains croient connaitre, et pis, être en mesure d'analyser et de raconter. Mais l'amour ne se raconte pas. Depuis quand raconte-t-on l'inracontable ? Depuis quand essaye-t-on de figer ce qui ne peut être immobile ? On ne raconte pas le mouvement, peut-on dire l'amour ?

Chers lecteurs, méditez, je reviendrai avec des réponses et surtout beaucoup d'autres questions.

"On n'aime pas ce qui est beau, on trouve beau ce qu'on aime."


Mathilde PERIER.

# Posté le samedi 12 septembre 2009 16:11

Modifié le jeudi 08 octobre 2009 16:07